mercredi 15 mars 2006

P'tit retour en arrière ...

Je viens de relire quelques uns des billets que j'ai postés ici et je me rends compte que je fais endosser toute la misère du monde à Monsieur mon ex ... N'ayant jamais eu l'occasion ou plutôt l'envie d'évoquer ce qui nous a amenés là où nous en sommes aujourd'hui, je vais tenter de le faire ( en résumé, pcq si je vous narre par le menu ces 12 dernières années, ca risque d'être un p'tit peu long)
J'ai connu le père de ma fille au cours de l'été 93, amour de vacances que je n'ai pas pris au sérieux à ses débuts. A l'époque nous étions étudiants tous les deux, dans deux villes distantes d'un peu plus de 150 km. De week end en congés passés ensemble, nous en sommes venus après l'arrêt respectif de nos études ( et son service militaire) à emménager tous les deux en septembre 1997. Il est ainsi venu me rejoindre sur l'agglomération lyonnaise où je vivais depuis plusieurs années. Premiers boulots, premiers épisodes de vie à deux ... Euphorie ... Et puis en février 1998, trop tôt peut être, je suis tombée enceinte et notre fille est née 9 mois plus tard ( logique!) ... Euphorie toujours ... En Juin 99, au décès de ma grand mère, sur l'insistance de mon ex et de mes parents, nous sommes revenus vivre dans la ville qui m'avait vue naitre. Nous avons ainsi emménagé dans la maison de mes grands parents, maison qui m'avait vue grandir. Et là, plus d'euphorie du tout ... J'ai connu deux années de chômage et de dépression ( absence d'activité, relations difficiles avec ma famille etc) et notre couple a connu de gros problèmes d'argent. Mon ex à ce moment là a été l'homme de la situation, il a tout géré, il s'occupait de notre fille, des travaux dans la maison en plus de son boulot plutôt prenant. Bref, il nous a permis de ne pas totalement sombrer ( même si financièrement nous avons malgré tout dû passer par un plan de surendettement). Pour cela je crois que je lui en serai toujours reconnaissante.
Mais entre son boulot, le mien, les vicissitudes de la vie quotidienne et l'éducation de C., nous nous sommes oubliés, éloignés. Je lui reprochais souvent de ne plus me voir, j'avais la sensation d'être transparente. Lui, de son coté, me reprochait ( et me reproche encore) d'avoir baissé les bras pendant deux années, de l'avoir laissé se débrouiller seul. Nous n'avons sans doute pas su faire les efforts qu'il fallait au moment voulu, trop perdus dans nos soucis de fric et nous avons fini par n'être plus que deux personnes cohabitant sous le même toit sans aucun lien exceptés notre fille et nos problèmes matériels.
L'atmosphère à la maison était devenue intenable, nous ne nous voyions pourtant que fort peu, nos rythmes de vie étant décalés mais lorsque nous nous croisions, au bout de quelques minutes, les choses dégénèraient immanquablement, pour les mêmes motifs encore et toujours ( l'éducation de C et l'argent). Nous parlions de nous séparer, nous savions que nous allions le faire mais nos soucis financiers étaient toujours 'la' bonne raison pour ne pas mettre en pratique cette décision. Nous ne nous aimions déjà plus mais nous donnions toujours aux yeux de certains l'image d'un couple uni, d'une famille heureuse ... Comme quoi les apparences sont décidément trompeuses.

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